Archive for the ‘Critiques’ Category

Tokyo Police Club, “Champ”

Le jeune groupe originaire de Newmarket en Ontario avait ravi la critique avec son premier EP, A Lesson In Crime (2006). Donnant dans le rock à la sauce The Strokes, Tokyo Police Club a lancé Elephant Shell en 2008, premier album qui a laissé les critiques sur leurs appétits, bien que ce soit un bon album, mais le succès du premier EP avait mis la barre plutôt haute. Voici que le groupe nous offre son deuxième album, Champ; un album plus solide que Elephant Shell. On accroche rapidement aux pièces, je dirais que c’est un album agréable à écouter; du bon rock. On ne réinvente rien, ça s’écoute bien, c’est tout. Je vous le recommande si vous aimez The Strokes.

Rendez-vous sur le MySpace du groupe pour écouter l’album au complet:
myspace.com/tokyopoliceclub

Daughters, agression positive

Daughters, The Hit

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

Daughters, The Theatre Goer

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

On présente souvent Daughters comme étant un groupe de mathcore et c’est un peu discutable, moi je vous dirai que c’est du rock énergique et que c’est de la foutue bonne musique! Le groupe provient de Providence au Rhode Island (É.-U.) et ne cherchez pas à le voir en spectacle parce qu’il s’est dissout à la sortie de l’album. Nicholas Sadler, le lead guitarist, est présentement occupé avec un autre groupe qui connait du succès présentement sur la scène indie; Fang Island.

L’album éponyme, Daughters, vous est donc conseillé si vous aimez ces deux pistes (voir début de l’article). C’est un bon album, puissant et agressif, mais tout en étant positif dans la couleur.

myspace.com/daughters1

Daughters; analyse en cours…

J’écoute présentement le nouvel album de Daughters, un groupe de Rhode Island aux USA. C’est plutôt intense comme écoute! Ca buche comme on dit en Québecois; je vous le dit, la peinture est sur le point de décoller des mûrs. Je vous en reparle…

myspace.com/daughters1

Vampire Weekend, CONTRA


Vampire Weekend est de plus en plus populaire et avec raison. Après un premier album très bien reçu par tout le monde, le groupe récidive avec un autre excellent album; Contra. Les gars se sont même permis un échantillonnage de M.I.A. et l’utilisation du fameux Vocoder! Un album qui se prend vraiment bien, en ces courtes journées d’hiver, avec ses sonorités et rythmes qui nous font sentir que c’est le printemps!

Très recommandé.

http://www.myspace.com/vampireweekend

Mumford & Sons, à découvrir absolument!


J’écoute sans arrêt le premier album de Mumford & Sons, Sigh no more, sorti en octobre. Le groupe anglais a reçu plusieurs bonnes critiques pour ce premier effort. Si vous aimez la musique folk et americana; ne le ratez surtout pas. L’album est excellent du début à la fin. Il est peut-être difficile à trouver à Montréal par contre. Le meilleur moyen est de le commander par internet; sur Amazon par exemple. Allez écouter les extraits sur leur MySpace:

http://www.myspace.com/mumfordandsons

http://www.mumfordandsons.com/

The Zolas – Tic Toc Tic

The Zolas est un groupe de Vancouver et il a lancé son premier album, Tic Toc Tic, la semaine dernière. Le duo fait de la musique prog-pop-indie-cabaret-un-peu-théâtrale où le piano, la guitare, la batterie, la bass et les voix en accords s’entremêlent pour former un album accrocheur et efficace. La production de l’album est sans faille, tout est bien balancé et tout sonne bien. On dit que le groupe a des influences, ou quelques teintes à tout le moins, de Sarah Slean, les Beatles, Ben Folds, Man Man, Mother Mother…

Chose certaine, Tic Toc Tic, tombe à point à un moment de l’année où les bons albums commencent à se faire rares. Je vous le recommande fortement, c’est un album agréable à écouter et bien que les pièces de Zachary Gray et Tom Dobrzanski ne soient pas les plus originales du Monde, ça reste un album solide et terriblement bon. Courrez vous le procurer!

8,4/10 [par Ben Falardeau]

http://www.myspace.com/thezolas

Tyondai Braxton – Market Place


Oui, c’est bien le fils de l’autre (Anthony Braxton) et, aussi, le leader du groupe Battles qui nous présente ici un projet en solo. La première partie de cet album s’ouvre sur une courtepointe bigarrée, constituée essentiellement de séquences symphoniques et orchestrales : on imagine fort bien Prokofiev jouant au ping-pong avec Stravinski, ou bien Frank Zappa a qui on aurait offert un MPC-1000. Les rythmiques sont cassées et la dynamique de l’ensemble a quelque chose de mécanique (cette musique ne loge pas pour autant à l’enseigne de l’industriel seconde mouture). Le chaos suggéré ici est moins organisé qu’organique : c’est moins cérébral que ludique. Par moment, on imagine des animaux en peluche qui se chamaillent ou bien la trame sonore hallucinée d’un cartoon incisif à la Mike Ink…

Si la première partie de l’album est plus proche d’un collage hachuré et intense, la seconde est plus apparentée à ce que Braxton fait avec Battles : ça sonne toujours aussi cristallin et abrasif avec, en prime, cette intensité bien sentie typique du groupe. Un flux soutenu d’éléments vaporeux contribue aussi à envelopper les séquences de manière bien intéressante. La basse est par exemple traitée de manière surprenante et certaines séquences rythmiques déstabilisent l’auditeur d’agréable façon.

Une belle proposition que cet album. Le musicien démontre assez habilement ici qu’il a un son propre et maîtrisé mais aussi et surtout cette intention évidente d’aller de l’avant. Étonnant et brillant. Souhaitons maintenant la présence de monsieur Braxton au prochain FIMAV : ça donnerait du kick… [Par Éric Boulé]

http://www.myspace.com/tyondaibraxton

Enfin un peu de bonne musique!

Je trouve que l’année est plutôt ordinaire en bonne musique jusqu’à maintenant, mais voilà que cette semaine j’ai découvert quelques bons albums qui viennent compenser ce manque.


JJ – JJ No.2
JJ est un groupe de la Suède plutôt mystérieux; on ne les voit nulle part, pas d’entrevues, pas de photos… Essayez de trouver leur site internet! Bref, ils font de l’excellente musique acoustic-électro-pop teintée de soleil, tout cela avec la touche suédoise qui fait le succès de nombreux groupes depuis quelques années. Vraiment agréable à écouter.
- – -

One for the team – Build a garden
Excellent album indie-rock plutôt acoustique, une belle énergie s’en dégage. Recommandé!

http://www.myspace.com/onefortheteam

- – -

Souvenir – Drums, Sex and Dance
Souvenir est un groupe espagnol qui chante en français, avec un superbe accent d’ailleurs. Ils font une musique électro-pop un peu kitsch années ’60. Les paroles peuvent être un peu ordinaires par moment, mais dans l’ensemble c’est intéressant.
http://www.myspace.com/souvenir64
- – -

An Horse – Rearranged Beds
An Horse est un group australien et si vous aimez la musique des Canadiennes Tegan & Sara, vous allez aimer An Horse. Ce sont d’ailleurs tous des amis. Indie rock pop. Bon album!
http://www.myspace.com/anhorse
- – -

French Teen Idol – El Siete Es la Luz
Il décrit sa musique comme ceci: Post-(Elect)Rock Music To Enlighten Your False Consciousness. French Teen Idol est le projet d’Andrea Di Carlo, un Italien, de Rome plus précisément, qui donne dans la musique vaporeuse, ambiante et très introspective. Si vous aimez M83 ou Sigur Ros, c’est le genre de musique qui pourrait vous intéresser. C’est vraiment un excellent album.
http://www.myspace.com/frenchteenidol

Sunset Rubdown – Dragonslayer


Tout un album que nous sert ici les montréalais de Sunset Rubdown! Pour ceux qui ne le sauraient pas, le leader de Sunset Rubdown est Spencer Krug, une véritable machine à fabriquer de la musique (12 albums et EP en 7 ans!), il est le chanteur, compositeur et claviériste de Wolf Parade et fait également partie des groupes canadiens Swan Lake, Frog Eyes et Fifth of Seven dans lesquels il joue de divers instruments.

Dragonslayer est magique, il suffit de lui donner 3 ou 4 écoutes attentives pour sombrer sous son emprise. Comme disent les Anglais; it grows on you. Tous les albums de Sunset Rubdown sont excellents, mais celui-ci marque clairement le talent de Spencer Krug. Les claviers, les guitares et la batterie se mêlent de façon exceptionnelle à la voix unique de Spencer Krug et celle de Camilla Wynne Ingr, la batteuse claviériste à qui on a fait une plus grande place sur Dragonslayer que sur les précédents albums. La voix de cette dernière est d’ailleurs magnifique et se soude parfaitement à celle de Krug.

Un incontournable pour quiconque aime le rock. 9.4/10 [par Ben Falardeau]

http://www.myspace.com/absolutelysunset

Tortoise – Beacons of ancestorship


Pour ma part, j’attendais cet album depuis un moment. Cette nouvelle proposition de la formation de Chicago est intéressante mais je dois avouer qu’elle ne satisfait pas totalement le fan que je suis. On entend sur cet album cette proximité résultant d’une prise de son donnant l’impression d’être en studio avec le groupe; ce qui n’est pas banal en soi. La production est excellente. La basse et les percussions y sont plus brutes; les rythmiques sont parfois cassées ou tout simplement combinées à des percussions électroniques donnant à certaines pièces un caractère plus sauvage (comme en témoignent les pièces Northern something et Monument six one thousand).

Les claviers sont présents mais plus électriques que planants. Quelques plages demeurent tout-à-fait typiques du son Tortoise : une guitare «arpégiatique», entourée d’une basse et d’une batterie toniques sur fond de claviers «élévatifs». Le meilleur exemple de ceci reste sans doute la très belle Charteroak Foundation. On a droit à ces instants très caractéristiques donc mais on a pas droit à ces plages aériennes et progressives que sont des morceaux antérieurs et monumentaux comme Djed ou bien Crest. La portée de l’ensemble n’est tout simplement pas la même.

En fait, on oscille ici entre maîtrise et juvénilité; ce qui donne un album intéressant et varié du point de vue des sonorités mais peut-être moins «emportant» dirons-nous. Ce que je veux dire c’est que les musiciens du groupe continuent ici de s’amuser tout en restant fidèles à leur univers; lequel offre toujours ce savant mélange entre sensibilité musicale et exploration permanente. À celà s’ajoute tout de même la question suivante : le groupe aurait-il produit rapidement cet album? À mon humble avis, je ne pense pas. La chose est plus terrestre qu’aérienne, c’est tout.

Somme toute, un bel album qui s’écoute et se ré-écoute sans problème et avec joie. Et j’émets le souhait de revoir le groupe en spectacle ici sous peu; car Tortoise en concert, c’est du solide en terme d’exécution. [Par Éric Boulé]

Clues – Clues


Clues est un groupe de Montréal, oui, et l’un de ses membres n’est nul autre qu’Alden Penner (anciennement des Unicorns). Le groupe nous offre ici un album solide. Trompette, guitare, multiple percussion, commodore 64 et scie sont quelques exemples d’instruments utilisés par Clues. C’est pop, c’est rock, c’est planant et c’est parfois touchant, par exemple la pièce You have my eyes now. L’album contient 2 ou 3 pièces un peu plus faibles que les autres (In the dream, Elope et Let’s get strong), mais il contient surtout 6 ou 7 excellentes pièces. Cet album de Clues tombe plutôt à point, la récolte musicale étant un peu ordinaire depuis quelques semaines. C’est un excellent album qui nous rappelle le talent immense d’Alden Penner, et ça donne envie de ré-écouter le chef-d’oeuvre des Unicorns; Who will cut our hair when we’re gone? Bien qu’il n’y a pas de comparaison (ou presque) à faire entre la musique de Clues et celle des Unicorns. Bref, Clues: superbe album! 8/10 [par Ben Falardeau]

En concert le 18 juin à la Sala Rossa à Montréal.

http://www.cstrecords.com/bands/clues

Pawa Up First – The Outcome


Véritable petit coup de génie que cet album. Toutes les pièces s’enchaînent de très belle façon et procurent à l’œuvre cette continuité et cette cohérence qui s’entendent et s’apprécient. Le groupe nous offre ici un cinéma musical convaincant, mais surtout bien agréable à l’oreille : Des envolées soutenues par ce piano majeur et tonique, des mélodies colportant cette mélancolie caractéristique et cette sobriété dans le jeu témoignant de la qualité d’exécution des musiciens.

Deux pièces sur l’album offrent un espace à deux rappers respectivement de langue espagnole et anglaise (Territorio et In a hurry to nowhere). Transit, quant à elle, suggère une atmosphère très proche de la planète Morricone. J’ai été particulièrement conquis par la magnifique Last man standing : Un petit chef-d’œuvre en soi. L’intérêt de ce groupe réside principalement au niveau de cette réunion efficace entre force et sensibilité, tant au niveau des compositions que de l’exécution.

Maturité et maîtrise sont des qualités intrinsèques à cette proposition; la troisième pour le groupe montréalais. Par moments, on est interpellé par des sonorités et une manière qui rappellent, au passage, les premiers albums de Genesis et ceux de Tortoise (sans nul doute une inspiration importante). De toute évidence, The outcome est déjà, à mon humble avis, un album majeur de 2009 et loge de lui-même à l’enseigne de l’excellence. [Par Éric Boulé]

http://www.myspace.com/pawaupfirst

Eric Auclair et Karen Young – Electro Beatniks


Quelle bonne idée que ce projet. Les protagonistes proposent ici un tandem poético-sonore bien dosé et surtout surprenant. Une contrebasse sous les doigts alertes et aguerris d’Eric Auclair échange avec cette voix de cristal qui n’a plus besoin de présentation qu’est celle de Karen Young. Le tout soutenu et enveloppé de brillante manière par des séquences rythmiques et des échantillons (lesquels sont par moment concoctés à même la contrebasse). On est tantôt dans une sorte de slam, tantôt dans un récitatif prosaÏque très sixties, ou bien dans une ballade contemporaine ou viennent s’harmoniser tous les éléments en présence avec sobriété et efficacité. Mother’s not not well, Last Laugh et Poppies sont les titres qui m’ont séduit. C’est sans artifice, «posé» et surtout exécuté avec passion. La production est excellente. C’est le genre de proposition qui réunit la basse, les rythmes et la voix de bien belle façon; laquelle permet à l’oreille d’être charmée par cette symbiose à la fois sensuelle et joyeuse. [par Éric Boulé]

Patrick Watson – Wooden Arms


Vraiment, il se fait de la bien bonne musique ces dernières années au Québec. J’en ai pour preuve ce superbe album de Patrick Watson. Des pièces surprenantes en leur construction (du point de vue des arrangements notamment), toujours supportées par ce piano magique et cette voix dont la couleur inimitable nous transporte vers des contrées rassurantes. L’album comporte quelques moments «d’abstraction» qui gardent l’oreille attentive. Les percussions – originales – sont bien présentes et donnent à certaines plages cette saveur de musique contemporaine qui est loin de déplaire. Par exemple sur Beijing où on a l’impression que messieurs Cage et Kagel étaient passés par le studio…

En fait, tous les instruments sur ce nouvel album du groupe sonnent terriblement bien. On a droit à du banjo, de la casserole, du violon, du trombone et de l’orgue. Sur une note plus impressioniste, on peut aisément s’imaginer de plats paysages bordés d’un soleil nordique : c’est ce que suggère la traversée sonore plus «brute» que nous offre ici patrick Watson. Je retiens Big bird in a small cage pour ce qui est de la beauté des harmonies vocales. Sur Man like you, on s’imagine un bref instant chez Simon and Garfinkel. Mais mon coup de cœur va pour Down at the beach (Wow!).

Intelligence, maturité et sens de l’amusement sont probablement les trois qualités intrinsèques de cet album que d’aucun trouveront peut-être un peu plus difficile d’accès à la première écoute (comparativement à Closer to paradise). Mais il faut à tout prix persévérer : le bonheur n’en sera que plus grand. Car ici, on laisse toute la place à une belle expression de sensibilité supportée par un talent évident. Sans nul doute un album qui trouvera son écho et son importance. [par Éric Boulé]

Plaza Musique – Accent


Deuxième proposition pour le groupe montréalais. Un «maxi» comme on dit : quatre pièces qu’on a eu la très bonne idée de proposer aussi en format vinyle (et ça sonne terriblement bien!). Tout est toujours très juste et mesuré chez Plaza musique; pas d’artifice ni d’effet pour l’effet. La basse sonne très bien et les claviers ont toujours cette couleur bien générique qui octroie une saveur bien particulière aux chansons. Quatre pièces donc qui ont toutes leur «personnalité» pour ainsi dire. Il y a cette ambiance dans la musique du groupe qui n’est pas sans rappeler ce qui s’est fait à la fin des années 70 et au début des années 80; ça ne ment pas, mais ce n’est pas de la gratuité ou bien de l’opportunisme dont il s’agit ici. Les arrangements sont intéressants, l’instrumentation est variée et les rythmes sont porteurs. Beau travail pianistique sur Campo di Battaglia (la finale fait songer aux Gymnopédies de monsieur Satie). Fleur de pluie est terriblement accrocheuse : vivement le mellotron. L’écoute de ce que fait Plaza musique me replace toujours à quelque part dans le temps où il fait bon séjourner : au cœur d’un générique d’Émanuelle ou bien chez Television. Bravo! [Par Éric Boulé]

http://www.myspace.com/plazamusique

Lhasa – Lhasa


Cet album est une lente respiration. Doux, aérien et en même temps terriblement ancré au sol. La voix de Lhasa est toujours aussi mystérieuse en ce sens qu’elle oscille entre fragilité et caractère. Mais plus encore, cette voix est riche en sa vérité. Pour ce dernier opus, elle nous propose une instrumentation proche d’une sorte de folk qui rappelle au passage Calexico, Neko Case ou plus justement Alison Krauss. Les chansons sont toutes empreintes d’une douceur et d’une sensibilité déconcertantes; il n’y a aucun artifice sur cette production. Tout est affaire de subtilité, de nuances et de chaleur enveloppante. Une écoute à la tombée de la nuit est sans doute le décor qui s’impose histoire d’apprécier cet album à sa juste valeur.

Enfin, il y a cette richesse indéniable qui transpire de la proposition, laquelle est sans doute attribuable, en partie du moins, aux conditions d’enregistrement (le choix a été fait, nous dit-on, d’utiliser la technologie analogue de A à Z). Je retiens de cet album, la très belle Where do you go et la solide Love came here. Une belle traversée en territoire heureux que cet album. [Par Éric Boulé]

http://lhasadesela.com

Metric – Fantasies


Metric est un groupe rock canadien très connu maintenant; après deux excellents albums, le groupe est enfin de retour après quatres ans d’absence sur disque. Plusieurs personnes m’ont dit que, selon eux, Fantasies était inférieur aux deux premiers efforts du groupe. Je suis plutôt d’accord. Bien que pas mauvais, Fantasies n’est pas aussi accrocheur que ses prédécesseurs. Help I’am Alive et Stadium Love sont deux des meilleures pièces de l’album; d’autres comme Twilight Galaxy ou Front Row ne sont pas mauvaises non plus. La pièce Waves, non disponible sur la version CD, ni la version iTunes, est pourtant l’une des meilleures pièces et aurait dû, selon moi, se retrouver sur l’album. Elle est disponible seulement avec la version deluxe à 65$ offerte sur le site du groupe: www.ilovemetric.com/store

Après le nouveau Yeah Yeah Yeah’s, nous sommes légèrement déçu une deuxième fois avec le nouveau Metric; deux disques qui étaient TRÈS attendus par les fans. Les attentes étaient peut-être un peu trop élevées. Ça reste quand même un bon album, mais vraiment, sans plus. 7/10 [par Benoit Falardeau]

Yeah Yeah Yeah’s – It’s Blitz!


Après une première écoute, vous êtes déçus. Mais où sont passées la guitare et la distorsion?! Voilà, c’est que les Yeah Yeah Yeah’s, et en particulier Karen O, voulaient essayer autre chose. Le rock a été un succès pour eux, le temps était venu d’abattre de nouveaux défis. En fait, le rock y est toujours un peu, mais ajouté beaucoup de synthétiseurs et plus de pop 80′s. La pièce Dull Life est la seule qui déménage vraiment avec son riff de guitare nous rappelant l’ancien Yeah Yeah Yeah’s. Les pièces Zero et Heads Will Roll commencent très bien l’album, mais malheureusement le reste est en majorité beaucoup moins énergique. Dommage, un album complet de ce genre de pièce aurait été dangereusement bon. Ça reste les Yeah Yeah Yeah’s, on les aime quand même et on leur donne la chance d’explorer. Note spéciale à la pochette de l’album qui est très réussi. 7/10 [par Benoit Falardeau]